Le plan de taggage, ce que vous devez décider avant de publier

Pourquoi les sites mesurent mal et comment définir un plan de taggage qui donne une vraie visibilité. Un guide concret pour justifier vos investissements marketing.

Écrit pour : seo-direction

Vous avez vérifiez que votre outil d'analyse est installé, vous trouvez une page de données assez complète, et votre équipe vous assure que « tout fonctionne ». Pourtant, trois mois après une campagne, vous ne savez pas si les visiteurs ajoutent vraiment vos produits au panier, si les formulaires de devis sont lus, si une page donnée génère des appels téléphoniques. Votre direction vous demande le ROI de l'investissement. Vous n'avez rien à montrer, sauf un chiffre de trafic que personne ne nie mais que personne ne peut relier à une action commerciale.

C'est le signe qu'il n'y a pas de plan de taggage. Et c'est là qu'on vous juge.

1. Mesurer c'est choisir, et il faut le dire à l'avance

Un site sans plan de taggage mesure tout, donc rien d'utile. L'outil enregistre les pages vues, les clics, parfois les temps de session. Mais il ignore ce qui compte vraiment pour votre business : qui ajoute un produit au panier, qui télécharge votre catalogue, qui envoie un formulaire de devis, qui regarde votre vidéo de présentation jusqu'au bout. Ces actions ne s'enregistrent pas toutes seules. Elles demandent une décision.

Un plan de taggage est d'abord une liste. La liste de ce qui compte. Un client qui envoie un formulaire de contact, c'est une action. Un visiteur qui clique sur « télécharger la fiche produit », c'est une action. Un appel téléphonique, c'est une action, mais aussi un signal que quelqu'un a lu suffisamment longtemps pour décrocher son téléphone. Chaque action de cette liste change le sens que vous donnez aux chiffres.

L'outil d'analyse par défaut ne voit pas la différence entre un visiteur qui arrive, lit une page et s'en va, et un visiteur qui arrive, lit une page, télécharge une ressource et s'inscrit à votre lettre d'information. L'un apporte peut-être une demande future. L'autre est déjà un lead qualifié. La mesure brute les compte ensemble. Un plan de taggage les sépare.

2. Les trois éléments que vous devez décider

Construire un plan de taggage solide, c'est répondre à trois questions simples.

  • Première : quelles sont les actions que vous voulez mesurer ? Ne partez pas de la technologie. Partez de votre métier. Si vous vendez des services B2B, un formulaire soumis est une action. Si vous vendez des produits en ligne, ajouter au panier en est une. Si vous faites de l'édition, un abonnement compte. Si vous faites de l'affiliation, un clic qui mène à votre partenaire compte. Cette liste n'est jamais longue. Elle n'est jamais parfaite non plus. Elle change tous les deux ans. Acceptez-le, et fixez-la maintenant, par écrit.
  • Deuxième : comment allez-vous les capturer ? Chaque action doit être enregistrée d'une manière reproductible. Un formulaire soumis est capturé par un code posé dans la page de remerciement. Un appel téléphonique peut être signalé par un clic sur un numéro qui envoie le signal à votre outil d'analyse. Un téléchargement de PDF enregistre le moment où le fichier est ouvert. Ce n'est pas magique, ce n'est pas automatique. C'est écrit dans un cahier des charges technique. Quelqu'un doit le faire. Quelqu'un doit le vérifier.
  • Troisième : qui va vérifier que ça marche ? Pas votre outil. L'outil n'enregistre que ce qu'on lui demande. Quelqu'un de votre équipe, ou d'une agence, doit faire une action elle-même et la retrouver dans le rapport. Cette personne doit le faire chaque trimestre au minimum. Si elle ne trouve rien, le code est cassé, il n'a jamais été installé, ou il a disparu dans une mise à jour. Vous apprenez qu'il n'y a aucune donnée que deux mois plus tard, quand vous vérifiez les rapports de juin. Trop tard.

3. Le consentement n'arrête pas la mesure, il la structure

Vous entendez souvent que RGPD empêche de mesurer. C'est faux, mais c'est un doute qui paralyse. Le consentement à la mesure analytique dépend de votre lieu et de votre audience, mais dans presque tous les cas, vous pouvez mesurer les actions commerciales essentielles sans consentement préalable. Un formulaire soumis, c'est une action que vous devez enregistrer pour traiter la demande. Un achat, c'est une transaction que vous devez suivre pour la facturation. L'outil d'analyse peut être secondaire.

Ce qui change avec le consentement, ce n'est pas « mesurer ou pas ». C'est « mesurer quoi et quand ». Un visiteur qui n'a pas donné son consentement analytique reçoit quand même une confirmation d'achat. Un visiteur qui n'a pas consenti à la mesure comportementale ne chasse pas votre lien sur une autre page. Ce sont des univers différents. Un bon plan de taggage les nomme. Il dit : « nous enregistrons les commandes sans consentement. Nous enregistrons le parcours de navigation avec consentement. »

Votre outil d'analyse doit respecter cette structure. Sinon, vous vous fermez à tort des portes.

4. Vérifiez que votre mesure marche vraiment

Le test est simple et imparable. Ce matin, faites un parcours complet sur votre site. Remplissez un formulaire. Achetez un produit. Téléchargez un document. Attendez cinq minutes. Ouvrez votre outil d'analyse. Cherchez votre action. La retrouvez-vous dans le rapport du jour ?

Si oui, votre mesure fonctionne.

Si non, c'est que soit le code est cassé, soit il n'a jamais été posé, soit votre outil n'enregistre pas ce qu'on lui a demandé. Vous ne le saurez que maintenant, pas dans trois mois quand vous essayez de montrer un ROI.

Si vous ne pouvez pas faire ce test vous-même, c'est que personne ne peut. Et si personne ne peut, c'est que votre plan de taggage existe sur le papier mais nulle part ailleurs.

Ce test prend moins d'une heure par trimestre. Les agences qui le font trouvent des pépites. Un code qui s'est désactivé tout seul avec une mise à jour. Un formulaire de devis qui ne s'enregistre que dans un navigateur sur deux. Un panier d'achat qui n'envoie le signal que si le client passe par la page de validation, pas par le raccourci. Tant que vous ne testez pas, vous ne savez pas.

5. L'action à faire cette semaine

Demandez à votre équipe de vous remettre le plan de taggage, écrit. Pas un document de deux pages ni une liste mal rangée. Un fichier qui dit : les actions clés, comment elles sont enregistrées, qui les vérifie. S'il n'existe pas, c'est votre signal que vous mesurez au hasard.

Si vous préférez que quelqu'un le fasse pour vous, c'est notre métier. Mais la vraie question n'est pas qui le fait. C'est que vous decidiez, par écrit, ce que vous voulez savoir. Dès qu'une mesure commence.

Cet article est écrit pour un lecteur précis. Direction marketing qui doit justifier un budget. « Le trafic baisse alors que nous sommes mieux classés. Où va la demande, et qu'est-ce qu'on fait en premier ? »

Une question sur votre propre situation ? Demander un audit, ou lire le reste de la rubrique Expliquer le SEO à votre direction.

Partager cet articleLinkedIn
Webnotoriété

Agence SEO et visibilité IA fondée en 2009 à La Crau (Var). Personas, contenus, mesure. L'équipe